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Sous un gui,
J’ai embrassé,

La lune, le miel et les étoiles.

 

La lune est comme le cœur,

Petite à vue d’oeil mais intense à l’intérieur,

Le miel est rempli de saveurs, plaisant et jouissif,

Il est pareil à tes yeux,

Les étoiles sont les témoins de ma vie,

Elles observent chacun de mes faits et gestes,

puis réagissent avec entrain aux éclats de vivacité dont je fais preuve.

 

Sous un gui,

J’ai embrassé,

La lune, le miel et les étoiles,

En un instant, par tes lèvres,

en partageant tes yeux,

et en suivant la direction de ton nez.

Je m’extasie devant les mots qui décrivent tes idées.

Demande-moi jusqu’où la curiosité de l’homme est-elle légitime et je serai éblouie sans en comprendre la cause.

Suis-je amoureuse de toi, beau parleur sans fils et sans amarres?

Laisse-moi me présenter à ton aura!

Je suis une oreille enchantée,

La propagation des idées,

et l’audience de l’expression.

Chaleureuse comme une mère,

Je t’enseignerai à être écouté,

Tu apprendras à faire tendre l’oreille,

On saura qui tu es,

Nous célébrerons ta lucidité,

« Vous êtes là tels que vous êtes »

Ainsi seront-ils avertis par le rugissement de ta voix.

Rends-moi ivre par l’alcool de ta pensée,

parle, décris, exclame tes dégoûts et tes coups de cœur!

Je ne peux survivre que par le vin de ton langage, cru et abondant.

« Si je vivais en couple, j’attendrais tellement d’être sauvé par l’autre… Car si je viens en couple, il faut qu’il me sauve, il faut qu’il fasse que la vie soit supportable, que je ne sois plus déprimé, que je ne sois plus un individu. Je veux qu’il m’enlève de moi, qu’elle me sorte de moi. Je ne veux plus supporter tout ça. Je veux qu’elle me fasse un miracle, qu’elle soit miraculeuse. Je ne parle même pas physiquement… Elle doit me sortir de moi, et ça, ce n’est pas possible. Personne ne peut te sortir de toi. »
- Fabrice Luchini, devant Mirelle Mathieu

« Proche, je n’aime pas mon prochain. Qu’il s’en aille, loin, et s’élève! Sans cela, comment deviendrait-il mon étoile ? »
- Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir §30

L’amour, tout le monde le cherche, le partage ou le sectionne, pour le meilleur et pour le pire, bien que ce soit dans le pire que nous soyons les meilleurs. Cet échange inconditionnel de sentiments et de salive se tient sur le fils de l’épée, résistant à la pointe du temps selon Shakespeare, prêt à découper une côte de bœuf pour Woody Allen. Les gens vont et viennent dans tous les sens, courant après leurs sentiments, leur honneur ou toutes autres babioles qui les éloignent de l’essentiel. Ils courent, ils courent, les tourtereaux du bois-joli, sans jamais se stopper, pour un instant, où qu’ils soient, afin de se poser les questions nécessaires à leur survie composée uniquement d’amour et d’eau fraîche. Continuer la lecture »

« Le langage ne parle que de séparation. »

 

Ai-je quelque chose à dire si je m’exprime?

Que tes oreilles boivent le sang de mes idées

et que tes yeux mangent la chair de mon éclat,

Je n’ai que faire.

Le jour suivant, tu sauras que ton repas fût la distance qui te reliait à tes proches et tes lointains.

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Voilà donc le contemplateur que j’attendais :

Un homme fade,

Un personnage scellé par la beauté,

Enfermé dans l’admiration du monde.

C’est un homme doté d’une culture des émotions,

Il s’éternise dans la surprise,

Enivre l’idolâtrie sous la lune,

Et se révolte parfois par jalousie envers les choses qui n’atteignent pas son cœur.

Enfin, le contemplateur que je voulais!

Laissez-le s’extasier devant les monuments,

Permettez-lui d’observer vos vieux papiers qui dictent l’esprit,

Offrez-lui les livres de nuits ainsi que ceux du jour,

Il lira avec attention ce que la bouche peut voir et ce dont les yeux peuvent parler.

Soyez sans craintes, c’est le contemplateur que j’ai choisi, fidèle et attentionné à votre égard.

Il est agréable comme l’opium et franc comme la foudre,

Il ne parle pas mais il entend,

Il ne mange pas mais il absorbe,

Il ne pense pas mais il juge,

Il ne tue pas, il encourage la vie.

Acceptez-le parmi vos dures et sombres pensées, c’est un cadeau haut perché comme le ciel, c’est mon offrande.

Donnez-lui le nom que vous voulez, avec toutes lettres pour toutes langues.

Pour toutes les merveilles du monde, l’Homme a besoin de son contemplateur.


Tu vois toutes ces vies qui passent d’un choix à un autre, d’un fils à un autre,

Et déjà tu penses à l’avenir!

Mais enfin, cher contemplateur,

Quelle amère pensée puisse te rendre si sombre?

Quel est ce vent qui fait chavirer ton cœur à l’arrivée d’une nouvelle saison?

Serait-ce l’amour qui fût déchiré de part et d’autre,

S’agit-il d’un clan qui n’a pas su protéger l’un des leurs d’un tournant dramatique,

Aurais-tu vu une forte et grande amitié s’éclipser sous une nuit d’automne?

Petit déjà, tu regardais les choses comme elles se présentaient et tu les voulais persistantes.

Il t’a fallu grandir pour aiguiser ton attachement envers la nature.

Il faudra te souvenir, d’un été à un autre, de jour comme de nuit,

Ainsi tu retrouveras ce qu’aucun homme ne peut vivre deux fois.

En contemplateur que tu es, nous comprenons ta déception pleine de rage,

Qui surgit brutalement lorsqu’une chose est détruite pour donner vie à une autre.

Souviens-toi alors ce que Prévert disait à son cœur lorsque le changement passait outre son pouvoir,

Fais de même avec ton âme :

« Hélas, j’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en claquant la porte. »

Mais alors, comment peut-on surmonter la métamorphose?

Il ne suffit que d’un homme pour penser à l’arbre qui tombe en forêt,

tout comme il ne faut que toi, Ô grand contemplateur, pour penser à toutes ces âmes qui périssent jours et nuits dans la transformation.


Qu’est-ce qu’un contemplateur, sinon un arbre posé sur ses feuilles?

C’est un génie créateur qui habite dans son œuvre,

Tout autour de lui se dresse dans la grâce et l’harmonie

La merveille et le meilleur,

L’irréprochable et la perfection.

Au-dessus de lui, haut perché dans l’abîme de la pensée,

Le soleil couchant, retenant son souffle une dernière fois devant la beauté du monde.

Quand le grand Admirateur se montre, le soleil a honte.

L’étoile radieuse envie le contemplateur,

Elle se tient si haut et regarde si bas,

Elle détient le monde entier dans le creux de ses yeux,

Et pourtant, elle reste avide de reconnaissance.

Le contemplateur est loué, victime d’allégories, bercé par les sacrifiés.

Le soleil est regardé, victime des ignares, dépourvu d’une ombre flatteuse.

« Qu’a-t-il donc de plus que moi, ce contemplateur tant aimé? »

Demanda le soleil échoué.

Lorsque deux hommes partagent le même regard,

C’est ce qu’ils créent dans leurs yeux qui détermine l’attrait de leur personne.

Crédits photographie: Soviet Journalist – MyBlackPrince

Qu’est-ce qu’un contemplateur, sinon un arbre posé sur ses feuilles?

C’est un génie créateur qui habite dans son œuvre,

Tout autour de lui se dresse dans la grâce et l’harmonie

La merveille et le meilleur,

L’irréprochable et la perfection.

 

Au-dessus de lui, haut perché dans l’abîme de la pensée,

Le soleil couchant, retenant son souffle une dernière fois devant la beauté du monde.

 

Quand le grand Admirateur se montre, le soleil a honte.

L’étoile radieuse envie le contemplateur,

Elle se tient si haut et regarde si bas,

Elle détient le monde entier dans le creux de ses yeux,

Et pourtant, elle est reste avide de reconnaissance.

 

Le contemplateur est loué, victime d’allégories, bercé par les sacrifiés.

Le soleil est regardé, victime des ignares, dépourvu d’une ombre flatteuse.

 

« Qu’a-t-il donc de plus que moi, ce contemplateur tant aimé? »

Demanda le soleil échoué.

 

Lorsque deux hommes partagent le même regard,

C’est ce qu’ils créent dans leurs yeux qui détermine l’attrait de leur personne.

Tu vois toutes ces vies qui passent d’un choix à un autre, d’un fils à un autre,

Et déjà tu penses à l’avenir!

Mais enfin, cher contemplateur,

Quelle amère pensée puisse te rendre si sombre?

Quel est ce vent qui fait chavirer ton cœur à l’arrivée d’une nouvelle saison?

Serait-ce l’amour qui fût déchiré de part et d’autre,

S’agit-il d’un clan qui n’a pas su protéger l’un des leurs d’un tournant dramatique,

Aurais-tu vu une forte et grande amitié s’éclipser sous une nuit d’automne?

 

Petit déjà, tu regardais les choses comme elles se présentaient et tu les voulais persistantes.

Il t’a fallu grandir pour aiguiser ton attachement envers la nature.

Il faudra te souvenir, d’un été à un autre, de jour comme de nuit,

Ainsi tu retrouveras ce qu’aucun homme ne peut vivre deux fois.

 

En contemplateur que tu es, nous comprenons ta déception pleine de rage,

Qui surgit brutalement lorsqu’une chose est détruite pour donner vie à une autre.

Souviens-toi alors ce que Prévert disait à son cœur lorsque le changement passait outre son pouvoir,

Fais de même avec ton âme :

« Hélas, j’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en claquant la porte. »

Mais alors, comment peut-on surmonter la métamorphose?

Il ne suffit que d’un homme pour penser à l’arbre qui tombe en forêt,

tout comme il ne faut que toi, Ô grand contemplateur, pour penser à toutes ces âmes qui périssent jours et nuits dans la transformation.

Voilà donc le contemplateur que j’attendais :

Un homme fade,

Un personnage scellé par la beauté,

enfermé dans l’admiration du monde.

C’est un homme doté d’une culture des émotions,

Il s’éternise dans la surprise,

enivre l’idolâtrie sous la lune,

et se révolte parfois par jalousie envers les choses qui n’atteignent pas son cœur.

 

Enfin, le contemplateur que je voulais!

Laissez-le s’extasier devant les monuments,

Permettez-lui d’observer vos vieux papiers qui dictent l’esprit,

Offrez-lui les livres de nuits ainsi que ceux du jour,

Il lira avec attention ce que la bouche peut voir et ce dont les yeux peuvent parler.

 

Soyez sans craintes, c’est le contemplateur que j’ai choisi, fidèle et attentionné à vôtre égard.

Il est agréable comme l’opium et franc comme la foudre,

Il ne parle pas mais il entend,

Il ne mange pas mais il absorbe,

Il ne pense pas mais il juge,

Il ne tue pas, il encourage la vie.

 

Prenez-le, c’est un cadeau haut perché comme le ciel, c’est mon offrande.

Donnez-lui le nom que vous voulez, avec toutes lettres pour toutes langues.

 

Pour toutes les merveilles du monde, l’Homme a besoin de son contemplateur.

Statue_of_King_Sigismund_III_Vasa_-_Sigismund's_Column_-_Castle_Square,_Warsaw,_Poland_-_1_Oct._2009Je suis à genoux devant les portes de la misère émotionnelle. J’ai perdu mon adrénaline et ma perfection. Être d’autre part, sans tes mots, sans ta voix dynamique, c’est mener une lutte constante pour combler l’addiction à la vie. Je veux vivre, je veux me déchirer en milles morceaux, sentir coller à ma peau mes proches et mes lointains qui m’implorent de ralentir. J’ai glissé entre les pixels, les écrans et les webcams, j’ai flotté au travers de la distance, d’un réseau à l’autre, d’un clavier à un autre, du rêve à la réalité, de l’existence à la réalité. Six mois nous séparent et pourtant je m’en souviens comme si c’était hier. Une course folle pour atteindre un avion afin voler dans les cieux au travers du néant, de l’inconnu et des questions de toutes sortes pour te rencontrer une nouvelle fois. Un temps plutôt, je pouvais entendre à l’autre bout du fils ton excitation, ton enivrement par rapport à ma venue. Tu me faisais sans cesse l’éloge de ce que nous ferions et ce que nous verrions.

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